Je n’ai pas d’imagination

L’imagination, peut-on ne pas en avoir? L’affirmation concernant le manque d’imagination, je l’ai en effet entendue des dizaines de fois. Une variante est : « Je n’ai pas assez d’imagination. » Je l’ai cru pendant longtemps me concernant.

Le manque d’imagination

Qu’est-ce qu’on veut dire par là ? Si écrire sur soi, sur ce qu’on ressent ou sur ce qu’on a fait dans la journée, pose moins de problème, c’est quand il s’agit d’écrire de la fiction qu’on se sent dépourvu-e d’imagination. Surtout quand on lit ce qui a été produit dans la littérature  jusqu’à aujourd’hui.

Une croyance limitante

Mais c’est seulement ce qu’on appelle une croyance limitante, souvent dictée par notre sentiment d’insuffisance personnelle (qui vient de loin et dont je reparlerai). Car tout le monde a de l’imagination. Nous avons de l’imagination tout comme nous respirons : ça fait partie intégrante de qui nous sommes. Et nous avons toutes et tous la possibilité de nous y connecter n’importe quand. Mais il faut apprendre comment.

Comment débloquer son imagination?

Comment faire ? Voilà en effet la question importante. Il faut stimuler cette imagination. Je reviens très souvent à ce fondamental mais : il est important de jouer.

Voici quelques conseils pour le mettre en place :

Le réel comme allié
  • Partez d’abord du réel et observez les gens autour de vous. Si vous êtes assis-e dans un transport public ou dans un café, vous voyez cette personne en face de vous. Quelle est sa vie ? Imaginez-la. Ne réfléchissez pas trop : que fait-elle de ses journées ? Où habite-t-elle ? Quelles sont ses joies et ses peines ? Tout est là, il suffit de se servir. Vous pouvez faire cet exercice régulièrement.
Des lieux d’inspiration
  • Visitez régulièrement des lieux nouveaux : les lieux sont toujours chargés d’énergies inspirantes. Laissez-vous surprendre! Et pas besoin d’aller très loin : votre cadre de vie regorge d’endroits que vous ne regardez jamais vraiment. A la pause de midi, par exemple, faites un tour des environs. Ou alors, un jour de congé, tentez l’aventure: allez visiter une autre ville. Prenez le train, votre voiture, et allez-y. Vous ne serez pas déçu-e.
Nos désirs profonds indiquent la direction
  • Exploitez vos fantasmes, vos rêves, vos désirs : tout le monde en a. Plongez dans ce qui vous attire au plus profond de vous et imaginez ce que serait la vie si ça se réalisait. Quand on se branche sur cette partie secrète de soi-même, on trouve toujours quelque chose à dire car nos désirs, souvent ignorés, reflètent la personne que nous sommes vraiment. Profitez de l’écriture pour les exprimer. La question est : Et si tout cela existait / était possible, que se passerait-il ?… Vous pouvez le faire vivre à des personnages imaginaires. Ici, on débranche l’intellect pour se connecter à sa source désirante. Car utiliser l’intellect pour élaborer une intrigue compliquée est souvent contreproductif, et c’est parce que nous commençons par là que nous n’y arrivons pas.
la Réécriture comme outil
  • Enfin, réécrivez les aventures de personnages que vous aimez dans des livres ou des films, par exemple, mais selon vos envies. On appelle cela de la fanfiction et, encore une fois, cela permet de se brancher sur ce qui anime nos désirs les plus profonds. La fanfiction, comme toute écriture populaire, est souvent dévalorisée, et pourtant c’est une magnifique manière de continuer à faire vivre des univers qui nous parlent.
Se donner la permission

Finalement, tout est une question de permission qu’on se donne d’exploiter cette partie de soi-même qui aime jouer et rêver. Et il y a en une chez absolument tout le monde, quelle que soit sa forme. Elle est totalement personnelle et donc radicalement originale. Essayez, vous n’avez rien à perdre.

 

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